En 2016
Guy Desablens © 08/2017
Le vendredi 31 mars 2017    PROGRAMME 8H30 : regroupement  parking Maison communale de Brunehaut 9H : départ le long de l’Escaut. Le long de la Scarpe. Passage par le centre de St-Amand.   10H : arrivée au « Pôle Trait du Nord » - visite guidée (voir ci-dessous)   Situé à Saint-Amand-Les-Eaux, le pôle Cheval Trait du Nord est un équipement régional créé pour valoriser le cheval de trait et ses multiples utilisations en forêt, en milieu rural ou en ville.   11H30 : vers l’Hôtellerie « Auberge du Lièvre » pour le repas du midi. 13H: suite du parcours. Vers Cambrai-sur-Escaut. Tour de ville. Etang Chabaud Latour Fosse Ledoux Bonsecours et arrêt Retour Brunehaut et le dernier verre au café devant la pharmacie. L’abbaye de Saint-Amand L'abbaye est fondée sur un vaste terrain au confluent de la Scarpe et de l'Elnon, dans la forêt de Vicoigne, par le moine Amand de Maastricht vers l'an 633-639, sous le patronage de Dagobert Ier. En 679 saint Amand de Maastricht y meurt. Elle conserve longtemps le nom d'Elnon avant de prendre le nom de Saint Amand, en mémoire de son fondateur. L'abbaye, outre un travail de défrichage et d'aménagement des environs, devient un foyer d'études majeur de la renaissance carolingienne. Milon de Saint-Amand, auteur d'une Vie de saint Amand, y est notamment actif. Anéantie par les Normands à la fin du IXe siècle, l'abbaye est entièrement rebâtie au XVIIe siècle, par l'abbé Nicolas du Bois, selon un plan grandiose et admiré. Elle est incendiée cinq fois : en 883, en 1066, 1340, 1424 et 1472. En 1672, Dom Mabillon y découvre à la fin d’un manuscrit du poète chrétien Grégoire de Naziance un texte du Xe siècle en langue germanique, le Ludwigslied, qui commémore la victoire de l'armée franque de Louis III sur les Normands le 3 août 881 à Saucourt-en-Vimeu. Ce texte est aujourd'hui considéré comme l’un des plus anciens témoignages écrits de la langue germanique. Au début du XXIe siècle, seuls subsistent et se visitent l'échevinage et la tour de l'église. Le trait du Nord, étalon des villes et cheval des champs On le surnomme « la force tranquille ». Apparu il y a 200 ans, le trait du Nord est un cheval originaire des Flandres. Sa souplesse et sa grandeur font de lui un animal puissant. À Saint-Amand, l’espèce a repris du service. Le pôle Cheval Trait du Nord est un équipement régional créé pour valoriser cette bête magnifique. Le trait du Nord, autrefois nommé Ardennais du Nord et Ardennais de type Nord, est une race de grand cheval de trait français dit « à sang froid », originaire de la région du Hainaut. Il est sélectionné pour les travaux agricoles à partir des années 1850. Longtemps confondu avec le cheval ardennais, le trait du Nord obtient son identité propre avec l'ouverture de son registre d'élevage en 1903. Il participe à l'exploitation des mines dans sa région d'origine et travaille au fond des galeries avant que l'électrification des mines et la motorisation de l'agriculture dans les années 1950 n’entraînent sa quasi-disparition, faute de demandes auprès de ses éleveurs. L'hippophagie permet à ce cheval de subsister dans les années 1970, avant le renouveau de l'attelage de loisir et de travail. Les associations d'éleveurs et d'utilisateurs de ce cheval, comme le syndicat d'élevage du cheval trait du Nord, organisent sa reconversion dans l'équitation de travail telle que le débardage, et dans les loisirs équestres tels que l'attelage. Ce cheval emblématique de la région du Nord Pas-de-Calais possède l'un des plus faibles effectifs parmi les neuf races de chevaux de trait français. Un plan de sauvegarde entre la région et le syndicat de la race a vu le jour en 2010. Il a permis d'augmenter le nombre de naissances pour 2014, mais le trait du Nord reste une race en danger d'extinction. Site de Chabaud-Latour Dans le département du Nord, à la frontière belge, se trouve la commune de Condé-sur-l’Escaut. Située au nord-est de Valenciennes, et à 55 kms de Lille, on y découvre le site de Chabaud-Latour où se trouve notre sentier de la Canarderie.  Cette randonnée pédestre vous plongera dans l’histoire du bassin minier… mais également au cœur d’un site ornithologique d’exception. N’oubliez pas vos jumelles ! Vous pourrez admirer tout au long de l'année une faune et une flore variées Fosse de Condé-sur-l’Escaut Du nom de Charles Ledoux administrateur de la Compagnie des Mines d'Anzin. Elle se situait au sud des puits de Chabaud Latour dont leur position au nord du gisement ne permettait pas de les approfondir. Les premiers forages des deux puits sont entrepris en 1900, à 5 m de diamètres suivant une méthode de congélation. Un violent ouragan a détruit le baraquement en bois où se trouvait la machine à froid, les travaux sont retardés.Le façonnage du puis n°1 commence le 6 juillet 1901 et le puis n°2 le 2 juin 1902 . La fosse commence à produire le 16 juillet 1905 en extrayant 450 tonnes par jour. Elle subit de nombreuses avaries pendant les deux dernières guerres. Partiellement détruite durant la première guerre, elle recommence à extraire le 3 juin 1919, 597 tonnes pour le mois, 18 509 tonnes en 1919, 112 606 tonnes en 1921, 341 250 tonnes en 1925 avec un record en 1939 pour 562 979 tonnes. En 1940, l'arrêt des centrales électriques provoquent une inondation dans la salle des pompes. Il faudra attendre le 15 juillet 1940 pour que la production reprenne. À partir de 1951, les puits sont modernisés. En 1960, 2700 personnes y travaillent. La production atteint 2590 tonnes par jours en 1967 et 1968. Depuis son origine on aura extrait 33646 millions de tonnes pour une profondeur maximale de 820 mètres.
Vélo à Saint-Amand/
Le parcours
Condé-sur-l’Escaut (F)